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VSA et l’intercommunalité
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La Directive Territoriale d’Aménagement

Le 12 novembre 1997, mandat était donné au Préfet des Alpes-Maritimes pour engager l’élaboration d’une Directive Territoriale d’Aménagement pour les Alpes-Maritimes avec les objectifs suivants :

- Conforter le positionnement de la Côte d’Azur, en restructurant et développant Sophia Antipolis et la vallée du Var, en améliorant la qualité des relations avec le grand Sud-Est et en valorisant la façade maritime et littorale.

- Maîtriser le développement urbain de l’ensemble azuréen en présentant la diversité urbaine et en articulant au mieux les politiques de déplacements urbains et les politiques d’urbanisme, en reconquérant le littoral et en restructurant le Moyen-Pays.

- Consolider et valoriser un cadre patrimonial d’exception en préservant l’environnement et le patrimoine du littoral, des Haut et Moyen-Pays.

Ce concept de développement durable doit être placé au centre de la réflexion collective.
Dans les Alpes-Maritimes, il revêt une importance toute particulière, compte tenu de spécificités géographiques et économiques telles que :

- La fragilité du territoire en ce qui concerne le maintien des équilibres naturels (forêts, zones agricoles, paysage,...) exposés, de plus, à des risques naturels variés (sismicité, inondations et incendies,...),

- un aménagement rendu délicat par la géomorphologie avec des vallées profondes plongeant dans la mer et un type de développement consommateur d’espace hérité des dernières décennies,

- un déséquilibre entre la densité de population du littoral, la consommation progressive du territoire du Moyen-Pays et le risque de désertification du Haut-Pays,

- des déséquilibres patents entre les secteurs de développement de l’emploi, d’une part, et les zones d’habitat, d’autre part,

- un déficit de logements pour les actifs, en général, et de zones réservées à l’habitat structuré, en particulier, en vue d’accompagner le développement de l’emploi et l’accueil de nouveaux arrivants (une forte croissance de la population est attendue).

La Directive Territoriale d’Aménagement des Alpes Maritimes approuvée par le décret du 2 décembre 2003 est consultable sur le site : www.alpes-maritimes.pref.gouv.fr

État des lieux

Valbonne Sophia Antipolis est membre de plus de 15 organismes mixtes ou intercommunaux.
Un des enjeux de l’intercommunalité est de minorer le nombre de ces structures, pour donner du sens à l’organisation de notre territoire et la rendre plus efficace et lisible.

Les enjeux

Valbonne Sophia Antipolis va devoir répondre aux conséquences de l’évolution démographique, liée entre autres à l’accroissement attendu des activités du Parc de Sophia Antipolis. La commune ne pourra les maîtriser que dans le cadre d’un projet commun et intercommunal de développement raisonné.

Le Logement

Ces 20 dernières années, la commune de Valbonne Sophia Antipolis a contribué à accueillir l’arrivée massive de populations, notamment par l’effort consenti en matière de logements sociaux. En cela, elle se différencie d’autres dont le ratio logements sociaux/résidences principales est faible, voire inexistant.

Or, la préservation des disponibilités foncières, le coût du foncier et de la construction, les exigences liées à la protection de l’environnement démontrent que Valbonne Sophia Antipolis ne pourra aller au-delà du pourcentage de parc social existant.

La politique de rattrapage en logements sociaux et intermédiaires devra être répartie en fonction des retards accumulés et de la demande exprimée avec les communes de la Communauté d’Agglomération.

Les déplacements

Les conditions de déplacement Nord/Sud et Est/Ouest posent déjà de nombreux problèmes de circulation. Les principales causes caractéristiques de la zone de Valbonne Sophia Antipolis sont les suivantes :

- La taille moyenne des ménages, la proportion des actifs et des salariés, le taux de motorisation sont en nette augmentation.

- L’affaiblissement du commerce traditionnel ou de proximité dans la consommation des ménages par rapport aux grandes surfaces.

- Une zone d’emploi, la technopole de Sophia Antipolis, très attractive.

- Une culture du "tout-voiture" dominante ces dernières décennies dans les Alpes- Maritimes.

Les hypothèses de mobilité arrêtées par le schéma directeur conduisent, à l’horizon 2010, à un accroissement d’environ 30% de la demande de déplacement.

Le réseau routier supportera l’essentiel de cet accroissement si aucune alternative n’est décidée.

Les services et les équipements

L’offre d’équipements est appelée à augmenter :

- Les équipements universitaires où le nombre d’étudiants à Sophia Antipolis va doubler dans les 15 ans.

- Les équipements sportifs de proximité au-delà des golfs et des complexes sportifs existants.

- Les services de proximité.

- Les équipements scolaires et culturels.

- Les réseaux d’assainissement, d’eau potable.

L’environnement

Ce territoire est fragile. Un habitat diffus amplifiant les déplacements domicile-travail, et occupant de façon extensive les espaces ouverts à l’urbanisation contribue au risque de grignotage progressif des espaces libres de toute occupation et naturels. Ces espaces étant très précieux, leur maîtrise est l’un des grands enjeux du développement futur.

Les zones agricoles qui restent et les zones naturelles de forêt et de maquis constituent un patrimoine écologique, économique et identitaire à valoriser.

A ce titre, il sera important de mettre en cohérence les documents d’urbanisme existants avec la nouvelle loi Solidarité Renouvellement Urbain (SRU) dont les grands principes sont de :

- Maîtriser l’étalement urbain.

- Assurer la mixité sociale pour enrayer la ségrégation.

- Prendre en compte l’environnement.

- Diversifier des fonctions urbaines.

- Organiser des territoires dans toutes leurs fonctions.

L’expansion de Sophia Antipolis

Le développement du parc d’activités de Sophia Antipolis relève essentiellement des entreprises déjà installées sur le site : on compte à ce jour plus de 24 000 emplois pour les 1 200 raisons sociales.

Cette croissance dynamique doit inciter les différents acteurs à redéfinir une politique économique volontariste et améliorer les services aux entreprises, pour affirmer et consolider, aux niveaux européen et mondial, la notoriété de la technopole.

La charte de relance, signée en 1997, a souligné la nécessité de renforcer les trois pôles de compétences liés aux technologies de l’information, aux sciences du vivant, aux sciences de la terre et de l’environnement.

Elle a par ailleurs pour objectifs de mieux définir le rôle des acteurs institutionnels (État, Région, Département, Collectivités Locales), consulaires (Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), associatifs (Côte d’Azur Développement (CAD), Club des dirigeants, Télécom Valley, club Hi Tech...) et de mettre aussi leurs actions en synergie.

Au-delà, il s’agit d’engager une large concertation sur les thèmes essentiels liés à l’avenir de la technopole : le logement, les transports, les extensions, les sites associés.

Les solutions partagées, devront être déclinées en plans d’actions priorisées et planifiées, leurs mises en œuvre relevant d’une démarche pragmatique et partenariale.

Conclusion

Pour relever ces défis, Valbonne Sophia Antipolis doit approfondir un projet de développement avec les communes voisines, autour de convictions partagées. Ce projet devra veiller à rendre compatible l’accroissement attendu de l’activité du pôle avec la préservation de son environnement, la demande de services et d’équipements avec un habitat adapté, des réseaux de circulation à construire sur un territoire fragilisé par son expansion même.

Ce projet de développement durable ne peut être construit que sur le partage des ressources et des charges.

@ 2011 Ville de VALBONNE SOPHIA ANTIPOLIS • 
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