Chèvres et moutons : des alliés pour l’entretien anti-incendie

Dans le contexte actuel de sécheresse, chèvres et moutons sont des atouts dans l’entretien des espaces naturels pour lutter contre le risque d’incendie, en éclaircissant les végétations basses, souvent denses, qui favorisent les départs de feu. Chaque animal consomme entre 1 et 2 kilos de matières sèches chaque jour. En entretien permanent, le sous-bois de la chèvrerie est propre, la seule action de l’homme est d’enlever le bois mort, non consommé par les animaux. À l’extérieur, Emmanuel Durst, chevrier, tient un calendrier de pâturage dans un rayon d’1,5 km autour de la chèvrerie où les chèvres passent à la traite tous les jours. Ce planning permet de ne pas passer deux fois au même endroit et de laisser chaque parcelle  une année en repos pour que la végétation se renouvelle. Entre le printemps et le mois de décembre, plusieurs secteurs sont pâturés : le chemin de Peidesalle, les bords de Brague jusqu’à la résidence Les Hauts de la Verrière, le long des pistes DFCI de Peijan et la route des Macarons. Cet entretien naturel fait l’objet d’un contrat entre le chevrier et la copropriété ou le propriétaire du terrain certifié bio. Les chèvres et moutons sont déplacés tous les 15 jours afin que chaque animal ait une quantité de nourriture suffisante, complétée par une ration de céréales et de foin. Ce régime a pour objectif de limiter les soins et de permettre aux caprins de fournir suffisamment de lait pour la production de fromages qui fait vivre la chèvrerie. Les abords de voirie sont nettoyés par la Ville et Force 06.

Publié le 10 août