Journée nationale de l’architecture

Le 16 octobre dernier, la Journée de l’architecture à Valbonne Sophia Antipolis sur le thème « Architectures à habiter » a invité les visiteurs à se promener au cœur de Sophia Antipolis pour découvrir la qualité des édifices publics, des formes d’habitat et des bureaux dans le parc accompagnés par Aline Hannouz, architecte. Le rendez-vous était donné place Méjane pour une présentation du Centre de Vie, mairie-église réalisée par Pierre Fauroux suivi par la découverte de la Ferme Bermond et une rencontre avec Corinne Bapt, architecte de la rénovation-extension de ce lieu. Pour terminer en beauté cette journée dédiée à l’architecture et à la découverte du métier d’architecte, un lieu habituellement fermé au public : le centre de recherches et de design de Mercedes-Benz à Sophia Antipolis en présence de son auteur Pierre Fauroux.

Pour les amoureux d’architecture, l’exposition photographique « Regard croisé en PACA » du photographe Aldo Amoretti est à voir au Centre de Vie jusqu’au 2 janvier 2023.

Le photographe a travaillé sur deux thématiques :

  • LA RELATION À LA MER – Plus que le grand paysage, c’est l’horizon. Cette ligne parfaite s’efface parfois mêlant le ciel et la mer. Depuis la terre, la mer donne son tempérament en spectacle. Palette de couleurs, degrés de transparences subtiles, texture et relief… Une plasticité qui ne laisse personne indifférent. Lire l’architecture depuis la mer, c’est voir ce miroir opérer. Que se passe-t-il entre la mer et l’architecte qui la côtoie et construit face à elle ? Une variété infinie de situations sont offertes : Baies ou falaises abruptes plongeantes dans la mer, densité bâtie ou paysage en littoral… La richesse du territoire est déjà là, l’inspiration architecturale s’en empare et l’architecte joue avec elle. Des morphologies naissent ; balcons filants, rapport au sol, à la mer, donner l’illusion de flotter, d’avoir gagné sur la mer.
  • LA RELATION À LA PENTE – La géographie et la topographie sont aux prémices des choix d’implantation, comment l’homme se positionne dans la pente : en crête pour une situation dominante, en pied de vallon, le long d’un axe ou d’un cours d’eau… Les villages voisins nous le disent, la culture du défi structurel, la prouesse constructive, l’art de l’ingénierie sont là, ils sont l’histoire des villages perchés des Alpes-Maritimes.. Pour apprivoiser des terrains abruptes, parfois « hostiles », l’homme a besoin d’horizontales. Le rapport au sol se décline alors sous toutes ses formes : constructions enterrées, semi-enterrées, sur pilotis, en hauteur, en position « perchée », implantation parallèle ou perpendiculaire à la pente…
Publié le 25 octobre 2022