Que veut donc dire « Messugues » ? Pourquoi la rue où j’habite s’appelle-t-elle « ruelle des Argeracs » ? Qui donc était Joseph Bermond ? Quels sont les œuvres principales d’Henri Bosco ? Et « Rigaou », est-ce du patois ?
Ce projet réalisé à l’initiative des habitants membres du Conseil de quartier Sartoux (merci !) vous permettra de trouver la réponse à toutes ces questions.
Scannez le QR-code qui se trouve sur chaque plan du quartier : de rues en places, de ruelles en traverses, vous découvrirez que la toponymie du quartier Sartoux est très riche et dessine un paysage provençal bien sympathique !
Bon voyage !


Les rues, ruelles et places du Haut Sartoux
Histoire, signification, illustrations
(Par ordre alphabétique de leur nom)


Ce nom est une extension du terme provençal « argélièro » désignant une « argilière » et plus largement un terre argileuse. Valbonne possède en effet dans son sous-sol de grandes nappes d’argile rouge ou blanche. Lorsque les gisements d’Antibes nord (les Terriers) et de Vallauris vinrent à tarir vers la fin du dix-huitième siècle, on développa l’activité d’extraction d’argile sur le territoire de Valbonne : aux Clausonnes, au Sartoux, au Carton, à la Roberte, etc. L’essentiel était vendu aux centres de céramiques de Vallauris, mais il y avait aussi une briqueterie aux Clausonnes et l’on fabriquait également des tuiles et des tommettes avec l’argile valbonnaise. Les derniers puits d’argile sur Sophia Antipolis furent exploités jusqu’après la seconde guerre mondiale.

La bastide est probablement l’ancien nom de la ferme Bermond, que l’on appelait autrefois « la bastide de Sartoux ». Propriété des moines de Lérins sous l’Ancien Régime, la bastide servait de bergerie communale, puis fut achetée par la famille Bermond à la fin du dix-neuvième siècle. On y stockait les récoltes d’olives, le foin, les feuilles de mûrier. Le rez-de-cour fut ensuite aménagé en porcherie et les étages servait à la salaison jusqu’en 1976. La Commune rachète le bâtiment et l’aménage en 1990 en Centre de Loisirs.
Le mot boyère est probablement synonyme de cépée ; il semble en effet désigner une zone débroussaillée dans laquelle on a laissé repartir, depuis les souches, des touffes de branches formant taillis. Par extension, ce mot désigne un terrain couvert de buissons. Voir aussi la rue de Gonelle qui relève du même champ sémantique.



Cette ruelle, en grande partie formée d’escaliers, traverse tout le Haut-Sartoux, du Nord-Ouest au Sud-Est et de son point le plus haut jusqu’au point le plus bas, pour conduire à l’école du Sartoux située dans le vallon entre le Haut-Sartoux et Garbejaïre.
En provençal, une ruelle en escalier est aussi appelée une calade.
Place de l’Etoile (qui ne saurait rivaliser avec celle de Paris !).

Ces passages conduisent à la « forêt » de Sartoux, bosquet situé dans le vallon en contrebas du hameau et zone naturelle protégée.

Ce nom semble venir d’un mot du bas-latin « gauharia » désignant une zone couverte de taillis. Voir aussi la rue de la Boyère qui relève du même champ sémantique. En 1982, on se rend compte que la petite placette située au bout de la rue de Gonelle, à l’intersection avec la traverse en Escalier et la rue deï Suve n’a pas été baptisée : elle prend le nom de place Mirabeau, oubliée depuis.

Le Haut-Sartoux, comme son nom l’indique, est une éminence de la vallée de la Bouillide culminant à 199 mètres ; la racine indo-européenne – désignait un promontoire, un sommet. Cette place a, un temps, été nommée « place Mirabeau », le conseil municipal s’étant aperçu que cette place n’avait pas reçu de nom. Mais la désignation descriptive de place haute lui est finalement restée.










Un peïcal (pluriel peïcaou) désigne probablement un mont pierreux (cf. aussi la piste du Peïcal dans le parc départemental de la Brague).

Nom de famille des anciens propriétaires des terrains du quartier. C’est le 7 janvier 1983 que l’accès desservant l’antenne forestière de ce quartier prend ce nom par décision du Conseil Municipal.

