Agriculture et agropastoralisme

Valbonne Sophia Antipolis, résolument ouverte sur le monde grâce à sa technopole, est un territoire dont l’identité et les racines sont profondément ancrées dans l’agropastoralisme et plus particulièrement les cultures du servan et de l’olivier.

La vigne communale

Depuis toujours le Valbonnais est vigneron, la terre et le climat se prêtant parfaitement à cette culture. C’est en 1910 qu’apparut, venant d’Antibes et de Saint-Jeannet, un cépage originaire du sud-ouest : le servan. Pour préserver cette tradition, la municipalité crée une vigne communale en 1995. La plantation est effectuée par M. CARLETTI, M. VIGNOLS, M. CIVATTE, M. VALENTI ainsi que le personnel du Centre Technique Municipal. La première récolte a été effectuée en 1997. La vigne compte actuellement 350 pieds.

Le Servan est un raisin de table tardif très sucrée, d’une belle couleur dorée, qui possède la particularité de pouvoir être préservé à l’état frais et ce, grâce à un procédé de conservation utilisé presque exclusivement par des vignerons locaux. La récolte a lieu de mi-octobre à fin novembre.

Un triage méticuleux permet de débarrasser les grappes de leurs grains défectueux. Elles sont ensuite disposées dans la « chambre d’amour » (salle de conservation). On plonge les sarments dans des bocaux pleins d’eau avec un morceau de charbon de bois pour éviter le pourrissement. Ces bocaux sont attachés à des traverses fixées au mur dans un local aéré qui doit être maintenu à une température située entre 4 et 5 degrés. Il suffit d’ajouter un peu d’eau de temps en temps : la grappe se conserve fraîche jusqu’à Pâques.

Ainsi, le Servan est le témoignage éclatant du savoir-faire de nos producteurs, attachés à une tradition faisant partie intégrante de la culture communale.

L’oliveraie

Autour de la ferme Bermond, 42 oliviers sont régulièrement entretenus. Les arbres sont des « cailletiers », l’espèce locale. Pour récolter les olives, des filets sont disposés au sol et les oliviers sont gaulés en hiver.

La récolte permettait la production d’huile. Ainsi au XIXème siècle, il y avait quatre moulins à huile « hydrauliques » sur la Brague, et deux « à sang » dans le village (entraînés par des mulets).
Aujourd’hui un seul moulin en activité subsiste à Opio. La Ville produit toujours son huile avec le fruit des arbres répartis à La Ferme Bermond et dans le reste de la commune.

Le domaine de Peïjean

Le domaine de Peïjean a ouvert ses portes en mai 2017. L’aménagement et la valorisation de ce domaine, appartenant autrefois à l’INRA, traduit tout d’abord une action foncière ambitieuse en matière d’acquisition pour des logements, des équipements publics, la préservation de l’environnement ou comme ici des activités agricoles.

Situé face au lycée Simone Veil, dans l’éco-quartier des Bourrelles, ce lieu est à dimension humaine ouvert aux habitants. Ecoliers, collégiens et lycéens peuvent y découvrir les activités maraîchères et pastorales. A l’entrée, la chèvrerie communale a ouvert ses portes en juin dernier ; un bâtiment de 255 m2 réalisé en majeure partie par les agents des services techniques de la ville.

A quelques dizaines de mètres, les installations d’un chantier d’insertion par le maraîchage Bio jouxtent la vigne et l’oliveraie communales.  L’association originaire de Mouans-Sartoux a pour finalité l’aide à l’insertion sociale et professionnelle à travers la production d’oeufs, de fruits et légumes et de plans maraîchers biologiques. La production est vendue dans les Amap du territoire et désormais sur les marchés de la Commune ; une démarche qui s’inscrit dans le cadre de l’économie sociale et solidaire et des circuits courts.

Les jardins familiaux

Jusque dans les années 1970, les « canebiers » situés en amont de la chapelle St-Roch constituèrent une ressource alimentaire très importante pour les habitants, mais ils furent peu à peu laissés en friche. Consciente de l’intérêt patrimonial, culturel et paysager de ces parcelles, la Commune les a alors rachetées pour les transformer en jardins familiaux.

La décision de remettre en culture les canebiers répond à un double objectif :

  • redonner à ce site exceptionnel sa vocation agricole
  • permettre à des familles valbonnaises ne disposant pas de parcelle cultivable, de renouer avec cette tradition aux intérêts multiples : qualité de vie, convivialité.

L’association « les Canebiers valbonnais » assure la gestion des parcelles.
Pour pouvoir bénéficier d’un jardin il est nécessaire :

  • D’habiter la commune
  • Ne pas avoir déjà chez soi un jardin
  • Faire acte de candidature auprès de la commune par un courrier adressé à M le Maire. N’oubliez pas de préciser votre numéro de téléphone portable et votre adresse email.
  • Adhérer à l’association

Victime de son succès et des nombreuses demandes, il est maintenant impossible de passer outre une phase d’attente de 1 à 3 ans.

Pour plus d’informations contacter le service Développement durable : 04 93 12 31 43

Statut de l’association Les Canebiers Valbonnais

Règlement intérieur des Jardins Familiaux

 

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